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Le Delta du Saloum est le troisième site connu d’importance ornithologique de l’Afrique de l’Ouest après le Banc d’Arguin (Mauritanie) et le Djoudj (Sénégal). C’est une terre d’asile pour des centaines de milliers d’oiseaux. Il accueille annuellement le quart de la population mondiale de sternes royales et constitue un important quartier d’hiver pour les oiseaux migrateurs du paléarctique. Le Parc National du Delta Saloum renferme des vasières, des reposoirs et dortoirs pour de nombreuses espèces d’oiseaux et de chapelets d’îlots leur servant de lieux de reproduction. Parmi ces derniers, le plus important correspond à l’Ile aux oiseaux (environ une longueur d’une dizaine de km et une largeur maximale de 500 m) qui est une zone de nidification essentiellement pour les larideaes (sterne royale, sterne caspienne, mouette à tête grise, goéland railleur, etc.), les hérons, les tortues marines…
Les forêts de palétuviers, les vasières, les bancs de sable et les îlots sableux constituent un ensemble d’écosystèmes qui permet au Delta d’accueillir des populations importantes d’oiseaux d’eau notamment de nombreux migrateurs du paléarctique. Du point de vue numérique, les oiseaux constituent la faune la plus importante du parc. Le Delta du Saloum est le troisième site d’importance ornithologique de l’Afrique de l’Ouest après le Banc d’Arguin (Mauritanie) et le Djoudj (Sénégal). Cette réserve, classée depuis 1984 zone humide d’importance internationale (site Ramsar) abrite plus de 250 espèces d’oiseaux avec plus de 70.000 limicoles et plus de 65.000 laridés ; 1.000 couples de flamants nains (Phoenicopterus minor) et de flamants roses (Phoenicopterus ruber roseus), 4.000 pélicans gris (Pelecanus rufescens), et 10 couples de hérons goliath (Ardea goliath), des hérons à dos vert (Butorides striatus), des goélands railleurs, des sarcelles, des mouettes à tête grise, des sternes royale (Sterna maxima) et caspienne, des aigrettes dimorphes, l’aigrette à gorge blanche (Egretta galaris), le Balbuzard fluviatile (Pandion haliaetus), des barges à queue noire, avocettes, et de nombreux limicoles paléarctiques (70.000). L’on compte plusieurs espèces migratoires parmi ces oiseaux, et fait rare et exceptionnel, cette région abrite le quart de la population mondiale de sternes royales. Les zones les plus importantes pour l’avifaune dans le site proposé au classement sont pour l’essentiel l’île aux oiseaux, les îlots de l’océan, les vasières et les bancs de sable à l’entrée du Diombos et du Saloum. L’île aux oiseaux représente le premier site mondial de reproduction de la sterne royale, espèce menacée d’extinction.