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Classement en faveur du patrimoine

Le parc jouit d’une reconnaissance internationale liée à la diversité et la particularité de ses habitats. Il a été classé comme un de noyau Réserve de Biosphère en 1981, site Ramsar ou zone humide d’importance internationale en 1984, premier site Ramsar transfrontière en Afrique avec le Parc national de Niumi en Gambie en 2008 et site du patrimoine culturel en 2011.




Ethnies
Les premiers habitants sont pour la plupart des mandingues, souvent venus de la Gambie d’aujourd’hui. A leur suite, les autres ethnies telles que les Ouolofs, les Diolas, les Bassaris, les Balantes, les Hal pulaar, les Sérères et même les Bambaras sont venus depuis des contrées parfois éloignées, tous attirés par les potentialités du milieu.


Biens et sites culturels
Les amas coquilliers constituent un paysage archéologique exceptionnel et font la particularité du Delta du Saloum. La plupart sont majestueux et sans comparaison avec les régions avoisinantes proches ou lointaines. Le Delta du Saloum renferme d’importants sites d’amas coquilliers qui témoignent d’une occupation humaine très ancienne de la zone et des activités productrices qui y étaient exercées. Actuellement, l’inventaire réalisé avec la coopération de l’UICN a permis de répertorier 218 amas dans les îles du Saloum. Vingt huit (28) d’entre eux étaient transformés en nécropoles et contiennent des inhumations en tumulus. Ces sites se sont constitués par l’accumulation progressive de coquilles de mollusques comestibles, auxquels s’ajoutent divers rejets des activités humaines. Les amas du Saloum sont spectaculaires et peuvent par endroit atteindre 10m de couche archéologique, pour un diamètre de près de 450m. Les sérères du littoral se servaient de coquillage pour édifier leur tumulus funéraire, qui étaient caractérisés par des inhumations multiples (PRADINES , 1996).

Le paysage du Saloum est également marqué par la présence de nombreux baobabs qui ont pris racine sur les amas coquilliers. On ne les retrouve d’ailleurs que dans les environnements rendus calcaires par les coquillages, les forêts salines de mangrove ne leur convenant pas. Leur présence permet de repérer facilement les amas coquilliers dans le Delta. Les baobabs sont également liés aux nécropoles, fréquemment installées sur les amas coquilliers. Ces arbres majestueux marquent parfois des lieux sacrés, comme le baobab du griot que l’on retrouve à Dioron Boumak.
La plupart des sites culturels situés dans l’emprise du delta du Saloum correspondent à des villages qui étaient dans le parc, avant sa création, et qui y ont conservé leurs sites sacrés. C’est le cas notamment de :
     - Bagadagji : seul village au Sénégal situé dans un parc national ;
     - Koumbeng : ancien comptoir commercial, site historique ;
     - Mbar kolong : puits pour prière ;
     - Minna dans le Fathala ;
     - la mare du dragon ;
     - Daga Malick la route de Bagadadji.
En périphérie du parc, on a aussi des sites sacrés conservés par les populations car ils servent de lieux de pèlerinage, de recueillement et de prière :
     - Pierre de Cheikh Omar Foutiyou Tall (du côté du Niumi) ;
     - Fromager géant circulaire à Missirah ;
     - Il y a aussi des cimetières comme ceux de Mboundiour et de Koumbeng.
Des pratiques culturelles telles que le « Kankourang » ou les formes de luttes traditionnelles sont aussi organisées par village.